Affichage des articles dont le libellé est Tokyo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tokyo. Afficher tous les articles

lundi 7 juillet 2008

Le marin rejeté par la mer

-
-

Je viens de dévorer cet excellent roman de Yukio Mishima, et je le conseille fortement à tous. Dans son style à la fois dramatique et cérébral, Mishima raconte ici l'histoire de Ryuji, un marin, et de Noboru, un garçon de treize ans qui le prend d'abord pour un héros. Lorsque Ryuji abandonne la Mer pour épouser la mère de Noboru (veuve), le jeune garçon ne pourra lui pardonner et inventera, avec sa bande d'amis, un plan cruel pour «sauver l'honneur» du marin, une fois pour toutes...
L'histoire se déroule dans les années 1950 et le roman est écrit par celui qui est considéré comme le plus grand romancier moderne japonais.


+++++

J'ai été très déçue ce matin: je me suis présentée au théâtre de kabuki (théâtre traditionnel japonais, très coloré) à 10h30, mais tous les billets étaient déjà vendus pour la représentation de 11h! Bizarre, quand même, qu'un jour de semaine autant de gens viennent voir une pièce de théâtre... durant la journée! Évidemment, un kabuki durant en moyenne 5 heures, ils doivent commencer tôt si on veut finir...

Le théâtre kabuki-za à Tokyo.
.

dimanche 6 juillet 2008

Harajuku le dimanche (encore)

.
Bon, c'est avec un peu de mélancolie que j'ai passé mon dernier dimanche au parc Yoyogi, l'endroit le plus aimé de Tokyo le dimanche après-midi.

Voici un vidéo que j'ai fait d'une performance hors du commun...



Il s'agit d'un jeune homme qui peint tout en dansant, et comme je l'ai remarqué plus tard, en mixant sa propre musique puisque la boîte qu'il tient n'est pas un boom box, mais une sorte de synthétiseur.
Voici le résultat final (pris environ 5 minutes à faire) :



Aussi, une photo des jeunes déguisés au pont de Harajuku, à la demande générale.

.
.

Crème glacée

-
Pour rester dans la même ambiance que le message précédent, et parce que ces deux derniers jours ont été d'une chaleur extrême (surtout à cause de l'humidité), je continue au sujet des rafraichissements. Cette fois: la crème glacée.


«Ouache! Mais c'est dégoûtant!», pensez-vous peut-être en regardant la saveur inscrite sur le pot (vinaigre balsamique et figues). Mais détrompez-vous, c'est un goût qui sans être très sucré, est très doux. Vous n'avez pas l'impression de manger une nouvelle variante lactée de votre salade préférée...

La crème glacée molle (appelée par les japonais «soft cream») est très populaire au Japon, et plusieurs magasins de coin de rue, dépanneurs et pâtisseries peuvent vous en offrir. Les saveurs sont généralement vanille, matcha (thé vert) ou mangue, mais l'on retrouve aussi parfois des variantes régionales, comme le sésame noir ainsi que la lavande, que j'ai goûtée avec ma soeur près du Mt-Fuji, mais qui n'était franchement pas très bonne (très amer).

Les amateurs de 'véritable' crème glacée trouverons --plus rarement-- des comptoirs de gelato où les saveurs classiques sont rares et où l'on vous sert plutôt des crèmes glacées typiquement japonaises. Parmi celles-ci j'ai goûté celle au miso (goût semblable au caramel), celle à la patate douce (goût proche de la vanille), celle au soya (vraiment très sucré), celle à la fève rouge et évidemment, qui se retrouvent aussi à Montréal, celle au thé vert et celle au sésame noir (ma préférée). J'ai aussi eu droit à une crème glacée saupoudrée d'or véritable: la feuille d'or étant une spécialité de la région de Kanazawa, on peut en retrouver dans différents produits, incluant boissons et désserts.


Une barbotine (slush) faite de fruits véritables dans laquelle on ajoute
un petit chien qui barbotte!
Servie à Harajuku.
.
.
.

vendredi 4 juillet 2008

Qu'en est-il de l'heure de pointe?

-
C'est l'heure de la fermeture des bureaux, à Tokyo. Pourtant, les rues ne sont pas particulièrement embouteillés. Bizarre, vous croyez?

Mais non! Les Tokyoites sont des fans de transport en commun! Vous avez probablement déjà vu une carte du métro de Tokyo. Sinon, j'en affiche une pour que vous compreniez pourquoi le choix est si clair : le métro se rend partout, partout (en passant, j'habite à la station MOTOHASUNUMA, que vous voyez sur la ligne bleue, totalement en haut à gauche de la carte).

(C'est une carte simplifiée, et plusieurs nouvelles
lignes se sont ajoutées ces dernières années--
dont une il y a 10 jours.)

Vous connaissez la rumeur: aux heures de pointe, des 'pousseurs' sont payés pour «pousser» le plus de gens dans les wagons et s'assurer que les portes ferment quand même. Certes, j'ai vu de ces messieurs aux gants blancs (comme tous les employés de métro et de train ici, d'ailleurs) et au gros coussin (pour pousser sans toucher les gens). Mais je ne les ai jamais vus à l'ouvrage. En fait, les gens ici sont assez disciplinés pour faire eux-même ce qu'il faut...

Oui, c'est vrai. Les gens ne bousculent jamais hors des heures de pointes, mais aux heures de pointe, c'est la véritable marée quand les portes du métro s'ouvrent. Si vous n'êtes pas assez rapide pour vous coller vous-même sur la personne devant vous, vous sentirez très vite la personne, ou plutôt, la marée de personnes derrière vous vous pousser à l'intérieur. Une fois que tout le monde qui en était capable est rentré (et il en reste beaucoup sur le quai), vous ne pouvez pas lever les mains, et vous recevez probablement l'haleine de quelqu'un vers vous (vous espérez qu'il a été plus 'occidental' qu'à l'habitude et qu'il n'a pas mangé de poisson ou de curry lors de son dernier repas...).

C'est lors de cet émouvant moment de tête-à-tête que vous découvrez ce que des milliers d'années d'entraide sur une petite île fermée donnent dans une situation moderne de ce genre. Pour être certains que nos derniers compatriotes entrés ne reçoivent pas la porte en plein front quand elle se fermera, il arrive souvent qu'on tire, pour le moment de la fermeture des portes du moins, les gens vers l'intérieur. Même si on ne se connait pas. Alors vous n'êtes pas que poussé à l'intérieur, vous êtes aussi tiré par la manche. Évidemment, si l'on est serré à ce point, vous comprendrez que le spectacle des portes fermées est assez cocasse de l'extérieur puisque le visage des derniers entrés est collé à la vitre de la porte (c'est drôle la première fois que vous le voyez, mais croyez-moi, ça devient un spectacle quotidien assez banal). Du quai, vous pourrez aussi apercevoir, lors du départ du train, les différents morceaux de tissus --cravates, jupes, pantalons, etc.-- coincés dans la porte lors de la fermeture. Quel charmant spectacle! Avant de réaliser que ce sera votre tour, lorsque le prochain train arrivera....


(Avec le développement du métro ici, les voitures seront
bientôt de pièces de musée...)

Sur les lignes principales, les trains passent à la minute lors des heures de pointe. J'ai attendu 15 minutes tout à l'heure avant qu'un train qui avait assez de place pour moi et tous mes achats (à peine assez de place, disons) passe. C'était tout aussi long une fois entrée puisque le train s'arrêtait *entre* les stations, question que le train d'avant ait le temps de se vider; pour vous dire qu'ici, il y a *beaucoup* de trains qui roulent, à l'heure de pointe.

mercredi 2 juillet 2008

Le mètre carré le plus cher au Monde

.

Tokyo détient le titre, avec certaines régions de Londres, du mètre carré le plus cher au Monde.
On dit souvent que la ville est excessivement cher pour d'autres aspects aussi, mais ce point est discutable. Par exemple, il est vrai que le transport peut être très coûteux : vous payez pour la distance que vous parcourrez. Pas de carte mensuelle à frai fixe, pas de tarif étudiant. Vous faites d'un à trois kilomètres? Sur les lignes Japan Railways (JR) vous payerez environ 110yens (1$ 10 cents), alors que sur les lignes Toei, un peu plus chères, vous payerez 130yens. Pour 10km vous payerez 330yens, etc. Pas question non plus de changer de quai après quelques stations si vous vous êtes trompé de direction: dans ce cas, il faudra payer à nouveau sur la plupart des lignes.
Les transports sont privatisés et c'est pour cela qu'il y a différentes compagnies qui gèrent différentes lignes avec des tarifs différents...

J'habite à Tokyo depuis pas même un mois et déjà, mon budget de transport dépasse le 200$, sans compter mes escapades à l'extérieur de la ville. Et je préfère la marche dès que possible. Donc côté transport, pas donné.

Côté nourriture, il est vraiment facile de se nourrir pour très peu par jour. Et de bien se nourrir. Une salade complète (avec des morceaux de viande et plusieurs légumes) se trouve facilement pour 500yens, alors qu'un gros bol de ramens (nouilles japonaises servies dans un bouillon, souvent avec un morceau de viande ou des légumes par dessus) très nourrissantes peut parfois vous coûter 400yens dans un resto de coin de rue, spécialisé dans ce plat. Une assiette de riz au curry, un gyudon (voir mon message sur la nourriture), quelques croquettes de pieuvre ne vous coûterons non plus pas plus cher que 700yens et se trouvent à presque tous les 300mètres.

Pour un souper dans un restaurant familial (disons, un restaurant pas *trop* chic mais décoré et où vous êtes servi à table --disons un équivalent du St-Hubert BBQ, par exemple), un repas complet avec entrée et déssert coûte rarement plus de 1500yens (15$). Plusieurs restos se reprennent tout de même avec les boissons, qu'elles soient alcoolisée ou non (dans le pays du thé, je n'ai pas encore vu un endroit où je peux prendre un verre de thé --même cheap-- pour moins que 3$).

Je déjeûne à l'appart, mais un déjeûner plus occidental (pâtisserie, bagel ou toast et oeuf) se trouve très facilement pour 500yens et moins dans un café. Un déjeûner à la japonaise vous en coûtera plus cher, par contre, et est généralement servi dans des endroits plus chics.

+++

Enfin, pour en revenir au logement cher: c'est vrai! J'habite dans un quartier réputé pour être peu cher (Itabashi, au Nord-Ouest de Tokyo, très tranquille) et il m'en coûte, pour mon logement de 23 mètres carrés (l'eau, le gaz, l'électricité et l'Internet inclut, par contre), un peu plus que 1000$ par mois.



J'aime cependant beaucoup cet appartement et je vous laisse sur quelques photos (fort attendues par certains d'entre vous) de celui-ci...


+
+
+
-

mardi 1 juillet 2008

Akihabara

Aujourd'hui, j'ai visité Akihabara. C'est le quartier de l'électronique et des bandes-dessinées, dans l'Est de Tokyo, et aussi le seul endroit au Japon où vous pouvez négocier les prix avec le vendeur.
Presque tous les magasins affichent leurs 'prix imbattables' à la porte grâce à des affiches ou encore par un vendeur avec un micro qui crie toute la journée...

Dans les guides touristiques, on vous averti: c'est là que vous trouverez toute la population 'geek' de Tokyo ; c'est effectivement là en tout cas que vous trouverez le plus gros pourcentage d'obèses à Tokyo, ainsi que de garçons qui ne se lavent pas (triste mais vrai). La place déborde aussi de 'maids café' , phénomène plutôt déprimant de cafés où vous allez pour vous faire servir par une jeune demoiselle habillée en 'maid' française, à qui le client à le droit de donner autant d'ordres qu'il le souhaite et de crier après autant qu'il le veut. Quelle belle façon de passer ses frustrations quotidiennes!

+++

Akihabara est aussi le quartier où un jeune homme a renversé puis poignardé une demie douzaine de passants, il y a trois dimanches. Un autel temporaire a été érigé là où la majorité des victimes sont mortes, et les passants y déposent des offrandes à la japonaise (bouteilles d'eau, de jus, canettes de bière, ainsi que quelques bouquets de fleurs et des guirlandes de grues en origami). Le tout donne un ton très étrange à l'endroit très passant, au milieu des grands magasins. J'aurais voulu photographier, mais je sais que c'est une offense pour les bouddhistes que de photographier des tombes... J'imagine que ceci par extension étant considéré comme un lieu de mort, il était préférable de ne pas photographier.

Un peu plus loin, des fleurs, des messages et le sac qu'une des victime portait sur elle lorsqu'elle est morte, détail assez troublant...

--
-

Il me reste 8 jours à Tokyo, et j'ai encore un tas de choses à écrire, d'observations sur la vie au quotidien au Japon et les gens d'ici. Je n'aurai probablement pas le temps de tout écrire, mais je vous invite à me poser des questions plus précises afin que j'y réponde sur le blogue. Contactez-moi en laissant un commentaire à ce message ou en m'écrivant à roulette.russe (a) gmail.com
Merci de votre intérêt!
-
+
-

lundi 30 juin 2008

Aquarium Shinagawa

-
Samedi, je suis allée à l'aquarium de Shinagawa (la ville de Tokyo contient plusieurs aquariums, tous privés, à ma connaissance), dans le Sud de Tokyo.



L'intérêt principal de cet aquarium est sa construction: plusieurs aquariums sont construits pour que les animaux vous entourent, que vous soyez à côté et sous eux. Vous pouvez en voir un exemple dans le second vidéo ci-dessous.




Sinon, l'aquarium anime aussi des spectacles d'otaries et de dauphins. Ce sont évidemment les attractions les plus populaires, donc il est difficile de s'approcher pour bien voir lors des représentations, mais entre les représentations, quand c'est beaucoup plus calme, il est possible de se coller à la vitre des dauphins et de les voir de près puisque ceux-ci sont aussi curieux et viennent vous regarder.

++++++++
++
++++++++++++++++++++++++


Après une attente en file d'un peu plus de deux heures, j'ai finalement pu pénétrer dans le 'musée portatif' intitulé Mobile Art, un projet de Chanel, la maison de mode parisienne. Le bâtiment est arrêté à Tokyo ce mois-ci (et jusqu'au 4 juillet) et présente, sous forme de 'visite ambiante' (je reviens à ce terme bientôt), des oeuvres d'une vingtaine d'artistes modernes. Le concept est le suivant: en petite groupes, les visiteurs entrent et on leur donne un lecteur MP3 dans lequel la trame sonore de la visite est programmée. Le visiteur doit écouter les directives de 'l'hôte', qui lui fait traverser le musée en donnant ses impressions sur les oeuvres que le visiteur a devant lui. Heureusement, l'hôte ne parle pas en tout temps et plusieurs oeuvres sont simplement accompagnées d'une musique ou de bruitages. Les oeuvres sont plus ou moins vaguement inspirées du modèle qui a rendu Chanel si célèbre: la sacoche matelassée. Le musée, lui, est un design de Zaha Hadid et est construit pour être facilement démontable et remontable dans les différentes grandes villes où l'expo se 'posera'.


La visite dure une trentaine de minutes (c'est la durée de l'enregistrement que vous écoutez) et les oeuvres sont sous forme de vidéo, d'installations, de photos, et même d'une sorte de happening de la durée de l'expo, puisque l'oeuvre présentée par Yoko Ono intègre des messages que les visiteurs sont priés de rédiger et de laisser sur place.

Les oeuvres ne m'ont pas du tout touchées également et plusieurs étaient un peu trop 'têteuses' (de Chanel) à mon avis. Celle de 'Pierre & Gilles' (oui, c'est le nom d'artiste puisque ces deux messieurs sont une entité ne se séparant jamais), artistes s'intéressant souvent à une problématique sociale, était la plus intéressante à mon avis (je la décrirai aux intéressés). Je ne me suis pas encore fait une idée sur l'exposition en général, mais je peux dire que juste pour le livre qu'on nous donnait à la sortie, l'attente en valait le coup!

L'expo était gratuite et je me dis que Chanel a beaucoup d'argent, puisque ce magnifique livre contient une centaine de photos pleine page de Tokyo, ainsi que de photos d'oeuvres de différents architectes japonais (entre autre l'Habitat 67, à Montréal) et un dossier sur l'art japonais contemporain (comprenant ---oooooh oui!--- des oeuvres de mon mangaka préféré, Otomo Katsuhiro). Le livre contient aussi des entrevues avec certains artistes ainsi qu'avec le directeur du projet et le designer en chef de Chanel, l'admirable Karl Lagerfeld (vraiment, ce livre avait tout pour me rendre heureuse malgré la fatigue engendrée par l'attente).

Pour en savoir plus: le site officiel.


jeudi 26 juin 2008

Marché au poisson

Un des endroits les plus courus à Tokyo par les touristes: le marché central, aussi appelé marché au poisson car on y trouve 1000 revendeurs de produits frais de la mer (des cargaisons arrivent chaque jour au port).
Au péril de notre vie, nous y avons fait un tour ce matin...



Je dis «au péril de nos vies» parce que l'endroit est véritablement dangereux.
Il n'est officiellement pas ouvert au public (qu'aux marchants et restaurateurs), mais des centaines de curieux s'y rendent quand même chaque jour.
D'abord, à gauche et à droite surgissent à toute vitesse des 'carts' conduits par des habitués qui roulent à toute vitesse et ne semblent respecte aucune règle de conduite (conduisent de n'importe quel côté du petit chemin). On ajoute à cela les camions de marchandise, les livreurs à vélo, les hommes qui tirent des montagnes de poissons derrière eux sans regarder où ils vont, les boîtes empilées partout, n'importe comment, etc.
L'expérience est assez stressante. N'empêche, elle vaut amplement la peine: photos à l'appui.


Crevettes tigrées, parmi les espèces que je n'avais jamais vues auparavant.



Petits thons numérotés. On dit que les gros thons se vendent le prix d'une voiture, ici, à l'aube.


Les enchères au thon débutent à 5h du matin.
Cette tête mesurait environ 70cm de long.
Le corps est découpé grâce à de grosses scies installées sur place.
-
-
-
-

samedi 21 juin 2008

À voir à Tokyo

Voici quelques activités que nous avons fait ces derniers jours et que nous recommandons à quiconque va à Tokyo pour quelque temps.

+++++

Les studios de la NHK (radio et télévisions nationales)

La plupart des guides touristiques mentionnent qu'il n'y a qu'une visite guidée gratuite, mais récemment un 'parc d'attraction' a été ouvert dans les studios mêmes. En fait, c'est un genre de musée extrêmement interactif, fonctionnant selon un plan pré-déterminé que vous devez absolument suivre (des employés vous guident tout au long du parcours). Dès qu'on entre, une équipe de télévision avec une hôtesse nous accueillent et on se voit sur un écran géant numérique -_-. Plusieurs des activités sont de ce genre (aller dans une vraie salle de nouvelle, doubler un film puis s'écouter sur une bande sonore, faire du bruitage, etc.) ; c'est donc à déconseillé si vous êtes particulièrement timide, quoi qu'on se dit qu'on est au Japon, à l'autre bout du monde, donc c'est moins pire (personne ne vous reconnaitra). ;-P

À conseiller uniquement aux gens qui ont une bonne base en langue japonaise! Aucun écriteau n'est en anglais et les employés qui vous guident ne parlent que japonais.

++++++++
Le musée de la tour Mori

À Roppongi, le bâtiment le plus connu est la tour Mori, construite et possédée par un très riche promoteur immobilier de Tokyo. Au 53è étage, on y trouve un musée qui reçoit uniquement des expositions temporaires. En ce moment, c'est une rétrospective du prix d'art contemporain anglais Turner Prize, un prix très publicisé et souvent controversé. L'exposition était géniale, et les guides audio étaient prêtés gratuitement, ce qui est un fort atout dans une expo d'art contemporain.
Site web.
Le billet d'entrée donne accès au Tokyo Vue, un étage complètement vitré donnant une vue presque 360 degré sur la ville (avec café, bar et restaurant chic pour ceux qui le veulent).


++++++
Musée de la publicité

Ce musée complètement gratuit se trouve au rez-de-chaussée de l'édifice Dentsu, une propriété d'une agence publicitaire connue. Le musée explique, à travers des copies originales de publicités papier ainsi que des vidéos, documents numérisés, photos et ainsi de suite, l'histoire de la publicité au Japon depuis ses débuts à l'ère Edo jusqu'à nos jours. La collection est très intéressante et plusieurs panneaux sont en anglais, ce qui n'est pas réellement la norme à Tokyo. La visite se termine sur la projection d'hilarantes publicités récentes qui font partie d'un concours international de publicité. Vous pouvez voter pour votre préférée, si vous le désirez.


+++++

Nous n'avons pas monté en haut, puisque cela paraissait plutôt comme un attrape-touristes, mais voici la Tout de Tokyo, dépassant de 11m celle des Français, juste pour être baveux (selon mn guide touristique écrit par un Français)...


Et vue de haut, du Tokyo Vue.


++
+
+

mardi 17 juin 2008

Un zoo dans la ville


(Un panda rouge, beaucoup plus petit que la variété connue de panda géant)

Hier, nous avons été au zoo d'Ueno, à l'Est de Tokyo. Les guides à la porte indiquaient que la visite prenait en général 2h, mais pour vraiment faire le tour du zoo et s'arrêter un peu devant chaque animal, elle nous a pris un peu plus que 5h. L'endroit n'était pas plein à craquer, heureusement, puisque nous étions mardi et, peut être aussi, que la légende du zoo, le panda géant, est mort il y a quelques semaines (le panda était si célèbre qu'on donnait régulièrement de ses nouvelles au téléjournal national).

Le zoo est gigantesque et on y trouve des animaux de tous les continents et de toutes les tailles. Pour un Occidental, la visite est particulièrement intéressante car beaucoup d'animaux présentés ne se trouvent qu'en Asie et se retrouvent rarement dans les zoos ailleurs dans le monde (plusieurs spécimens sont donnés entre les pays en guise de 'cadeau d'amitié').


(Un capybara avec son bébé de quelques mois)

Entre autres, une salamandre géante japonaise peut être observée, ce qui est à ma connaissance un animal en voix d'extinction, que l'on ne trouve qu'au Nord du Japon dans certain marécages. Des dizaines de variétés d'oiseaux dont j'ignorais l'existence, tous plus superbes les uns que le autres, se trouvaient dans des volières ou encore dans un étang gigantesque construit dans le zoo.

Ma découverte: le 'lesser mouse deer' , plus petit ongulé connu. Je mets à votre disposition un petit vidéo pris lors d'un des rares moments où l'animal a bougé.




Plusieurs guides touristiques classent cette visite dans leur section 'Tokyo avec des enfants', mais je suis persuadée que la visite plaira aux gens de tous âges. Si vous visitez Tokyo, un passage au zoo est fortement recommandé.

mercredi 11 juin 2008

Préjugé sur les gens de Tokyo

Au Canada comme au Japon, il y a un préjugé qui perdure sur les habitants de Tokyo: qu'ils sont froids. Qu'ils courent à gauche et à droite, sont pressés, et n'interagissent avec les autres qu'en cas de nécessité.

Quand je suis arrivée à Tokyo, j'ai pensé que c'était un peu vrai. Toutefois, il est évident qu'on ne peut comparer l'ambiance dans une petite ou moyenne ville comme Kanazawa ou Hiroshima à celle d'une métropole. Il arrivait qu'à Kanazawa, les piétons que nous croisions nous saluent, ou encore, assez souvent des étrangers nous abordaient pour nous poser des questions sur nos origines.

À Tokyo, par contre, nous sommes loin d'être les seuls touristes de la ville...
Reste que, le jour de mon arrivée, ce premier préjugé concernant les Tokyoïtes a rapidement été démenti.
Nous ne comprenions pas quel montant il fallait mettre dans la billetterie du métro, puisque les noms des stations à côté des prix étaient uniquement écrits en caractères chinois. À peine 30 secondes d'hésitation et des Japonais, de tous côtés, se lancent vers nous pour nous offrir leur aide, très gentiment.

dimanche 8 juin 2008

Et maintenant, mesdames et messieurs.... TOKYO!


(Intersection passante à Shibuya... et puis c'était encore calme, à cette heure-là)

Je réside depuis hier dans le Nord-Ouest de Tokyo, dans un petit quartier tranquille du nom de Itabashi. Mon petit appartement est à moins de trois minutes de marche de la station de métro la plus proche, qui elle-même est à 40 minutes de métro de Shibuya (un des centre de la ville) -- pour Tokyo, c'est considéré comme relativement proche. Je suis contente de mon appartement, qui se trouve à être ma destination finale au Japon, et ma résidence pour le prochain mois.

Je n'ai pas encore beaucoup visité, mais j'ai eu mon coup de foudre aujourd'hui : le Yoyogi Park, tout près du célèbre Harajuku. Le dimanche, les Tokyoïtes et les touristes s'y rejoignent. À l'entrée, sur le pont, des dizaines de jeunes habillés en gothic-lolita ou en costume de personnages de mangas se font photographier par les passants. Dès qu'on entre dans le parc, on aperçoit une vingtaine d'hommes habillés à la fifties, avec une coiffure à la Elvis, des tatouages et des pantalons en cuir, danser sur des airs rock ou jive de l'époque. C'est assez spécial et très divertissant.





Plus loin, des groupes jouent leur musique en plein air, écoutés par un attroupement de passants. D'autres personnes dansent en solo, sans musique, tandis que des duos d'humoristes costumés se donnent en spectacle dans certains recoins du parc. On joue aussi du tam-tam en groupe, comme à Montréal! L'ambiance est tout à fait plaisante.


+++++++++

Les salons de coiffure japonais

Je me suis finalement fait couper les cheveux, cet après-midi. J'ai pris mon courage à deux mains, ai essayé de mémoriser la bonne façon de demander une coupe, puis suis rentrée dans un salon de Shibuya qui offrait des prix spéciaux pour la journée. D'abord, surprise: on n'a pas besoin de prendre rendez-vous, même dans les salons assez branchés, sur une des rues les plus passantes au monde en matière de piétons (véritable bain de foule). Suffit de vous assoir et de remplir un papier.

Trois personnes s'occupent de vous. D'abord un apprenti, qui fait le premier shampoing, ensuite la coiffeuse, puis une autre employée qui donne un shampoing après la coupe et qui vous donne un massage. Oui, un massage. Au Japon, c'est chose courante qu'un massage (haut du dos, épaules, bras) soit inclut dans le prix de base. Les employés ne devaient pas souvent voir d'étrangers, malgré que ce soit un coin touristique, et ils me posaient beaucoup de questions. J'étais plutôt fière d'avoir tenu une discussion d'une heure trente en japonais avec des étrangers.