Mardi était ferrié ici, alors nous en avons profité pour explorer la ville (voir photos affichées dans l’entrée précédente) un peu, entre autres le château de Kanazawa, qui était en fait plutôt une muraille de protection qu’un château (personne n’y habitait). Les jardins entourants le château étaient vastes et malgré notre déception d’être arrivés en retard pour les sakuras (cerisiers en fleurs), nous avons pu observer la faune ; entre autres, plusieurs faucons qui rôdaient loin au dessus de nos têtes, ainsi que des variétés d’oiseaux inconnus au Québec.
Je vis en homestay, et ma mère adoptive s’appelle Tomoko. Elle est plutôt jeune et ce qu’on dit des Japonaises est vrai : on leur donne 10 ans de moins très facilement. Tomoko a 38 ans, mais je lui donnerais, sans exagérer, l’âge de ma soeur (24 ans)! Elle a beaucoup d’amis, dont plusieurs sont des étrangers vivant au Japon. Elle n’a pas d’enfants mais son salon est tapissé de photos de chiens qu’elle a eus, qui ont tous des noms français (elle me demandait justement, tout à l’heure, de les lui prononcer ‘correctement’, puisqu’avec son accent japonais, on ne se douterait pas que ce sont des noms français...). Elle est vraiment très généreuse et surtout patiente, ce qui me sauve la vie puisque mon japonais n’est pas très fort, même si j’y travaille.
Hier, Tomoko m’a préparé un souper de bienvenue, pour lequel elle a invité deux de ses amis (Japonais), ainsi que Anayika. C’était vraiment très drôle, d’abord parce que les Japonais, comme les Québécois, aiment beaucoup fêter. Nous avons tous beaucoup bu (sans excès, quand même) et je reste surprise du fait que, malgré les baguettes, je n’ai pas échappé de nourriture sur le tapis ( «ha ha ha», pour ceux qui me connaissent personnellement). Bizarrement, il nous était plus simple, pour Anayika et moi, de comprendre le japonais et de le parler, une fois quelques verres de vins terminés. Probablement parce qu’on devient moins gêné de faire des erreurs en parlant. La soirée a bien fini et aujourd’hui un des amis de Tomoko a appelé pour nous inviter, samedi, dans un village traditionnel, au Sud de la préfécture de Ishikawa (dans laquelle, au centre, se trouve Kanazawa).
Ici, j’en viens au fameux stéréotype du Japonais workoholic, toujours sérieux, fatigué et rentrant à des heures pas possibles à la maison. Je n’en ai point encore rencontré. Je ne pense pas en rencontrer à Kanazawa (une ville approximativement de la taille de Québec, au niveau de la population, mais aussi une des villes les plus riches du Japon en terme de production). D’abord, parce que c’est un stéréotype qui correspond au mode de vie de Tôkyô et non au Japon en général. Ensuite, je n’ai pas encore rencontré un Japonais qui soit réellement antipathique ; dès qu’on parle leur langue ou qu’on montre que l’on fait un effort pour la parler, les Japonais sont très reconnaissants, il me semble. Je crois que ce qui peut déformer les faits, c’est qu’ils ont un langage corporel et des expressions faciales très différents et parfois difficiles à comprendre pour un non-Japonais. Je ne peux pas m’étendre à ce sujet en ce moment, mais je souhaite y revenir plus tard car je trouve cela très caractéristique des gens d’ici.
Finalement, un étudiant de l’école d’ingénérie (polytechnique?) de Kanazawa est venu me parler cet après-midi alors que je faisais mes devoirs au centre d’étude et m’a dit quelques choses intéressantes sur Kanazawa, que je répète brièvement ici. D’abord que depuis au moins 300 ans, la préfecture d’Ishikawa est la plus riche au Japon, surtout grâce à l’agriculture (je ne sais malheureusement pas ce qu’on y cultive, à part le riz, que j’ai vu cultiver en pleine ville). Ensuite, que Kanazawa n’a jamais été détruite de toute son histoire, ni par la guerre, ni par des intempéries: cela est plutôt rare, au Japon. Finalement, que Kanazawa a un problème: celui des autos. Le «centre-ville» de Kanazawa est vide, et la majorité des habitants sont installés dans la banlieue (ce que je constate en regardant tout le transport que mes collègues doivent faire pour se rendre à l’école, qui est au centre-ville, à deux pas de la gare centrale). Selon lui, c’est un gros problème pour l’environnement, ce avec quoi je suis d’accord. Reste que cela m’a fait sourire car comparé au Québec, les rues sont désertes ici et énormément de gens se déplacent en vélo, ou encore en très petites voitures hybrides. C’est surprenant mais le Japon me semble beaucoup moins pollué que l’Amérique du Nord. Quoi que j’attend d’être installée à Tokyo avant de réellement me prononcer là-dessus...
mercredi 30 avril 2008
mardi 29 avril 2008
Le bruit
Les sons sont incroyables, au Japon. D’abord, la langue japonaise, qui fourmille d’onomatopés et de voyelles allongées en fin de phrase pour exprimer telle ou telle émotion. Ensuite, lorsque les Japonais sont silencieux, les voix électroniques: dans le train, l’autobus les gares et une multitude d’autres endroits, des messages pré-enregistrés sont diffusés. À chaque départ d’une gare de shikansen, une voix masculine explique le trajet à venir, les transferts possibles, etc. Contrairement à tout ce que j’ai entendu ailleurs, ces messages sont extrêmement longs! Ils durent en général au moins 2 minutes, et certains sont intermittants.
Les toilettes publiques ont presque toutes un bouton pour faire démarrer un enregistrement sonore (d’eau, de vagues, musique classique, etc).
Il y a aussi les divers bruits aux intersections. Le Japon est un pays extrêmement malvoyant- «friendly» et presque toutes les intersections emmettent des sons différents (un de chaque côté de la rue) pour aider à s’orienter. Beaucoup sont des bruits d’oiseaux. Le sol est couvert d’étranges lignes texturées, et jai appris qu’elles servent aux aveugles qui peuvent s’y orienter en y passant leur canne ; ces lignes sont absolument partout, et non seulement aux endroits très passants comme les gares. À Tokyo, beaucoup d’intersections émettent une mélodie complexe, qui aide aussi les gens à savoir combien de temps il leur reste pour traverser la rue (en retenant le nombre de notes avant la fin de la chanson).
Les toilettes publiques ont presque toutes un bouton pour faire démarrer un enregistrement sonore (d’eau, de vagues, musique classique, etc).
Il y a aussi les divers bruits aux intersections. Le Japon est un pays extrêmement malvoyant- «friendly» et presque toutes les intersections emmettent des sons différents (un de chaque côté de la rue) pour aider à s’orienter. Beaucoup sont des bruits d’oiseaux. Le sol est couvert d’étranges lignes texturées, et jai appris qu’elles servent aux aveugles qui peuvent s’y orienter en y passant leur canne ; ces lignes sont absolument partout, et non seulement aux endroits très passants comme les gares. À Tokyo, beaucoup d’intersections émettent une mélodie complexe, qui aide aussi les gens à savoir combien de temps il leur reste pour traverser la rue (en retenant le nombre de notes avant la fin de la chanson).
Politesse
Le Japon est le pays de la politesse.
Personne n’a dit que la politesse est un sentiment, et donc je passerai le questionnement sur le fait que les gens soient sincères ou non. On s’en fout. La politesse est une question d’apparences, et comme je le mentionnais, au Japon l’apparence est primordiale. Ainsi, dans l’avion et dans les magasins, le employés utilisent la forme de politesse la plus élevée, celle qui était auparavent utilisée envers l’empereur. On ne manque jamais de vous souhaiter la bienvenue quand vous entrez dans un magasin ou restaurant (je me passerai de commentaires sur les deux employées de la United Airlines, à Washington, qui m’ont fait poireauter 5 minutes en jasant entre elles avant de me regarder ou de me dire quoi que ce soit—et ce malgré que j’étais accotée à leur comptoir, à mois de deux pieds d’elles). Évidemment, dans cette attitude il faut aussi tenir en compte la mentalité du client-roi, la translation de l’empereur à l’acheteur (dans un Japon où l’empereur et les valeurs qu’il incarnait ont été renversées avec l’Occupation et tous la surconsommation encouragée à partir de ce moment).
Dans le shinkansen, lorsqu’un employé passe la porte automatique qui sépare les wagons, il se tourne vers les clients (tous les bancs sont alignés dans le même sens), esquisse un sourire et s’incline poliment (c’est-à-dire: bas). Ce comportement est assez surprenant et a quelque chose de bizarre quand tous les usagés dorment ou semblent dormir: on se demande alors pour quel public se tient cette sortie de scène.
Mais il n’y a pas que les employés qui soient polis. Encore dans le train, un vieil homme s’est prestement levé pour m’aider lorsqu’il a vu que j’essayais de reprendre ma (lourde) valise sur la tablette. Les employés de la gare nous indiquent le chemin sans qu’on leur demande et l’un d’eux nous a laissé passer sans vérifier nos billets, quand nous devions faire un transfert serré dans le temps. L’employé de l’école, qui ne savait pas qu’on arrivait en retard, nous a attendu probablement 3 heures à la gare de Kanazawa et lorsqu’on lui a demandé, a répondu qu’il venait tout juste d’arriver, puis nous a accompagnés, au beau milieu de la nuit, à l’hôtel réservé pour nous la première nuit. La dame de l’hôtel était d’ailleurs tout à fait sympatique et elle a été extrêmement contente de nous servir le déjeuner style japonais, avec des tas d’assiettes décoratives et toutes sortes de poissons, algues, tofu, etc. Les employées nous expliquaient comment manger certains plats compliqués et c’était très agréable. La propriétaire nous a aussi lu des extraits du livre pour apprendre le français qu’elle avait acheté pour un voyage à Paris. Son accent était affreux et adorable à la fois, et elle ne cessait de rire en disant qu’elle devait sonner ridicule pour nous.
Les gens ici sont curieux, et il nous arrive de se faire fixer, surtout par les enfants qui nont parfois jamais vu d’étrangers. L’effet est doublé lorsque Anayika, mon amie Haïtienne, est là. Nous n’avons cependant encore entendu aucun commentaire, et les gens sont patients avec nous même si l’on augmente considérablement le volume sonore, tandis que les Japonais sont des gens extrêmement silencieux.
Personne n’a dit que la politesse est un sentiment, et donc je passerai le questionnement sur le fait que les gens soient sincères ou non. On s’en fout. La politesse est une question d’apparences, et comme je le mentionnais, au Japon l’apparence est primordiale. Ainsi, dans l’avion et dans les magasins, le employés utilisent la forme de politesse la plus élevée, celle qui était auparavent utilisée envers l’empereur. On ne manque jamais de vous souhaiter la bienvenue quand vous entrez dans un magasin ou restaurant (je me passerai de commentaires sur les deux employées de la United Airlines, à Washington, qui m’ont fait poireauter 5 minutes en jasant entre elles avant de me regarder ou de me dire quoi que ce soit—et ce malgré que j’étais accotée à leur comptoir, à mois de deux pieds d’elles). Évidemment, dans cette attitude il faut aussi tenir en compte la mentalité du client-roi, la translation de l’empereur à l’acheteur (dans un Japon où l’empereur et les valeurs qu’il incarnait ont été renversées avec l’Occupation et tous la surconsommation encouragée à partir de ce moment).
Dans le shinkansen, lorsqu’un employé passe la porte automatique qui sépare les wagons, il se tourne vers les clients (tous les bancs sont alignés dans le même sens), esquisse un sourire et s’incline poliment (c’est-à-dire: bas). Ce comportement est assez surprenant et a quelque chose de bizarre quand tous les usagés dorment ou semblent dormir: on se demande alors pour quel public se tient cette sortie de scène.
Mais il n’y a pas que les employés qui soient polis. Encore dans le train, un vieil homme s’est prestement levé pour m’aider lorsqu’il a vu que j’essayais de reprendre ma (lourde) valise sur la tablette. Les employés de la gare nous indiquent le chemin sans qu’on leur demande et l’un d’eux nous a laissé passer sans vérifier nos billets, quand nous devions faire un transfert serré dans le temps. L’employé de l’école, qui ne savait pas qu’on arrivait en retard, nous a attendu probablement 3 heures à la gare de Kanazawa et lorsqu’on lui a demandé, a répondu qu’il venait tout juste d’arriver, puis nous a accompagnés, au beau milieu de la nuit, à l’hôtel réservé pour nous la première nuit. La dame de l’hôtel était d’ailleurs tout à fait sympatique et elle a été extrêmement contente de nous servir le déjeuner style japonais, avec des tas d’assiettes décoratives et toutes sortes de poissons, algues, tofu, etc. Les employées nous expliquaient comment manger certains plats compliqués et c’était très agréable. La propriétaire nous a aussi lu des extraits du livre pour apprendre le français qu’elle avait acheté pour un voyage à Paris. Son accent était affreux et adorable à la fois, et elle ne cessait de rire en disant qu’elle devait sonner ridicule pour nous.
Les gens ici sont curieux, et il nous arrive de se faire fixer, surtout par les enfants qui nont parfois jamais vu d’étrangers. L’effet est doublé lorsque Anayika, mon amie Haïtienne, est là. Nous n’avons cependant encore entendu aucun commentaire, et les gens sont patients avec nous même si l’on augmente considérablement le volume sonore, tandis que les Japonais sont des gens extrêmement silencieux.
Arrivée
Nous sommes enfin arrivés à Tokyo, puis à Kanazawa: je dis «enfin» car j’ai cru mourir du mal des transports, dans l’avion… Pourtant, ce n’était pas la première fois que je me déplaçais ainsi. Aussi, la veille, la compagnie de transport aérien à annuler notre vol vers Chicago, donc la nuit a été stressante, plus stressante encore que prévue.
À Narita, les douaniers étaient (évidemment) 100 fois plus polis que le boeuf américain blasé qui nous a questionné à l’aéroport P-E.T et qui s’est même permis un commentaire à Francis du genre «Why would you want to study japanese? You’ve better learn chinese, sheesh!». Au Japon, on prend une empreinte des doigts et une photo du visage de tous les immigrants (touristes) ; notre professeur à Montréal nous a expliqué que le Japon a très peur du travail au noir, alors on surveille beaucoup en ce sens, à l’aéroport de Narita.
Pour nous rendre à Kanazawa, il fallait prendre trois shinkansen ; nous avons attendu le second à la station Tokyo à Tokyo. Ici apparaît le premier élément qui me frappe, au Japon: les gens sont extrêmement bien habillés et la présentation physique semble vraiment importante. On entend souvent que les Japonais aiment la conformité, mais je crois qu’à l’extérieur de leur lieu de travail où l’uniforme est de mise (réel, ou le complet veston-cravate, chemisier-jupe, etc.), ils sont beaucoup plus originaux que l’est l’Occident, ou du moins l’Amérique du Nord. Je crois qu’une des raisons à cela est l’importance du vêtement dans les traditions des plus anciennes: le port du kimono. Le kimono est porté selon une série de règles extrêmement strictes et précises, mais le textile, les couleurs, les motifs sont très importants et doivent refléter la personne qui porte le vêtement. Au delà des règles et interdits, il y a un soucis d’esthétique ainsi que l’idée que le vêtement doit être «lu» socialement, c’est-à-dire qu’il doit en dire beaucoup sur celui ou celle qui le porte. Mentionnons d’ailleurs qu’en japonais, il y a une multitude de façons de dire «porter» [des vêtements], selon quel partie du corps est recouverte, et comment le vêtement est tenu en place.
À Narita, les douaniers étaient (évidemment) 100 fois plus polis que le boeuf américain blasé qui nous a questionné à l’aéroport P-E.T et qui s’est même permis un commentaire à Francis du genre «Why would you want to study japanese? You’ve better learn chinese, sheesh!». Au Japon, on prend une empreinte des doigts et une photo du visage de tous les immigrants (touristes) ; notre professeur à Montréal nous a expliqué que le Japon a très peur du travail au noir, alors on surveille beaucoup en ce sens, à l’aéroport de Narita.
Pour nous rendre à Kanazawa, il fallait prendre trois shinkansen ; nous avons attendu le second à la station Tokyo à Tokyo. Ici apparaît le premier élément qui me frappe, au Japon: les gens sont extrêmement bien habillés et la présentation physique semble vraiment importante. On entend souvent que les Japonais aiment la conformité, mais je crois qu’à l’extérieur de leur lieu de travail où l’uniforme est de mise (réel, ou le complet veston-cravate, chemisier-jupe, etc.), ils sont beaucoup plus originaux que l’est l’Occident, ou du moins l’Amérique du Nord. Je crois qu’une des raisons à cela est l’importance du vêtement dans les traditions des plus anciennes: le port du kimono. Le kimono est porté selon une série de règles extrêmement strictes et précises, mais le textile, les couleurs, les motifs sont très importants et doivent refléter la personne qui porte le vêtement. Au delà des règles et interdits, il y a un soucis d’esthétique ainsi que l’idée que le vêtement doit être «lu» socialement, c’est-à-dire qu’il doit en dire beaucoup sur celui ou celle qui le porte. Mentionnons d’ailleurs qu’en japonais, il y a une multitude de façons de dire «porter» [des vêtements], selon quel partie du corps est recouverte, et comment le vêtement est tenu en place.
jeudi 24 avril 2008
Introduction à Kanazawa...
dimanche 6 avril 2008
Tout un commencement
Trois ans d'attente se matérialisent enfin.
À la fin du mois, je serai au Japon, pays du Soleil Levant.
Douze heures d'avance sur Montréal et des millénaires d'histoire dans un pays 377 835 km carrés, soit 4.5 fois plus petit que le Québec.
À Tokyo, on s'entasse au nombre de 13 000 habitants par km carré. Pour vous situer, à Montréal c'est très exactement 4 505 hab./km, et dans la ville de New York, 10 292 hab./km. Le Japon est le 10ème pays au niveau du nombre d'habitants.
Mais trêve de statistiques ; après tout vous lisez mon blogue et non pas la page Wikipedia concernant le Japon. Je ferais donc mieux de m'expliquer concernant ce voyage et le but de ce blogue.
Voilà trois ans que je prépare ce voyage, d'abord en mettant de l'argent de côté (étant encore à l'université, je gagne un salaire d'étudiante), puis, depuis l'été passé, en prenant des cours de japonais l'Université de Montréal et puis finalement en m'inscrivant aux sélections pour être envoyée avec un groupe d'étudiants faire l'équivalent du troisième cours de langue japonaise sur place au japon, dans la ville de Kanazawa. J'ai eu le privilège d'être acceptée pour ce voyage, ai reçu ma réponse au début du mois de mars 2008 et je pars ce 25 avril 2008.
Mon voyage comptera trois étapes: un mois en homestay dans une famille à Kanazawa, mois durant lequel j'irai à l'école de langue chaque matin avec mes 9 collègues.
Ensuite je passerai de 7 à 10 jours à explorer la région du Kansai, probablement en allant à Kyoto, Nara et Hiroshima.
Je passerai mon dernier mois à Tokyo, ville de tous les contrastes, dans un appartement que je loue grâce à une agence spécialisée en location de logements pour étrangers. Voilà mon voyage résumé en quelques phrases.
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
On me demande souvent pourquoi j'ai choisi le Japon. Ou en fait, on me le demande moins souvent depuis que c'est devenu la destination la plus à la mode, surtout chez les gens de mon âge. Ce que je peux répondre, en tout cas, c'est que c'est loin par goût d'être «à la mode» et d'aller où tout le monde va ; j'ai par ailleurs l'ambition ferme d'éviter les sentiers battus touristiques. Mon blogue constituera donc plutôt en une série d'observations autant sur des aspects de la culture traditionnelle que de la culture pop et je tenterai d'éviter la simple chronique de voyage, afin d'emettre des remarques plus universelles, voire des infos pouvant servir à de futurs visiteurs.
Finalement, parce que ce message devient long, je passe à mes motivations. Pourquoi le Japon? Je ne sais pas. J'ai passé mes années de secondaire à lire les mangas de Katsuhiro Otomo (Akira, Rêves d'enfants), d'Osamu Tezuka (Ayako, L'arbre au Soleil), de Taiyo Matsumoto (Frères de Japon, Amer Béton), d'Hayao Miyazaki (Naussicaa), de Mitsuru Adachi (Short Program) et de plusieurs autres de ce genre. La plupart ce ceux-ci illustrent directement ou métaphoriquement des aspects, problèmes ou questionnements, de la société japonaise. J'en ai donc nécessairement retenu quelque chose, ou du moins je me suis familiarisée avec cette culture.
Je me suis aussi toujours demandé ce que ce devait être qu'être Japonais, c'est-à-dire de vivre dans un pays qui a connu le traumatisme de la bombe nucléaire, ainsi que sa destruction complète ou quasi complète suite à des attaques aériennes soutenues. Qu'arrive-t-il d'un peuple aussi fier de ses traditions lorsqu' il est forcé à se «moderniser» à l'occidentale d'un seul coup sous une occupation qui dure encore en pratique, c'est-à-dire une sorte de colonisation à une époque où les pays colonisés ont la réputation d'être ceux du Tiers-Monde... Il me parraît évident que le traumatisme post 2eme Guerre mondiale est l'une des clés des contrastes déroutants de la société japonaise actuelle (même si tout cela prend naissance plus tôt, au 19ème siècle).
Finalement, étant étudiante et littérature comparée et en études cinématographiques, la littérature japonaise et surtout le cinéma japonais, tous deux encore forts méconnus et souvent snobbés en Occident, m'intéressent beaucoup, peut-être à cause de cette familiarité que j'ai acquis à travers d'autres produits culturels desquels je faisait mention plus haut.
Mon message s'éternise. Je promets de messages plus intéressants (et illustrés!) une fois que je serais en ce pays dont le charmant drapeau laisse place à l'imagination: un point rouge sur fond blanc.
À la fin du mois, je serai au Japon, pays du Soleil Levant.
Douze heures d'avance sur Montréal et des millénaires d'histoire dans un pays 377 835 km carrés, soit 4.5 fois plus petit que le Québec.
À Tokyo, on s'entasse au nombre de 13 000 habitants par km carré. Pour vous situer, à Montréal c'est très exactement 4 505 hab./km, et dans la ville de New York, 10 292 hab./km. Le Japon est le 10ème pays au niveau du nombre d'habitants.
Mais trêve de statistiques ; après tout vous lisez mon blogue et non pas la page Wikipedia concernant le Japon. Je ferais donc mieux de m'expliquer concernant ce voyage et le but de ce blogue.
Voilà trois ans que je prépare ce voyage, d'abord en mettant de l'argent de côté (étant encore à l'université, je gagne un salaire d'étudiante), puis, depuis l'été passé, en prenant des cours de japonais l'Université de Montréal et puis finalement en m'inscrivant aux sélections pour être envoyée avec un groupe d'étudiants faire l'équivalent du troisième cours de langue japonaise sur place au japon, dans la ville de Kanazawa. J'ai eu le privilège d'être acceptée pour ce voyage, ai reçu ma réponse au début du mois de mars 2008 et je pars ce 25 avril 2008.
Mon voyage comptera trois étapes: un mois en homestay dans une famille à Kanazawa, mois durant lequel j'irai à l'école de langue chaque matin avec mes 9 collègues.
Ensuite je passerai de 7 à 10 jours à explorer la région du Kansai, probablement en allant à Kyoto, Nara et Hiroshima.
Je passerai mon dernier mois à Tokyo, ville de tous les contrastes, dans un appartement que je loue grâce à une agence spécialisée en location de logements pour étrangers. Voilà mon voyage résumé en quelques phrases.
+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+-+
On me demande souvent pourquoi j'ai choisi le Japon. Ou en fait, on me le demande moins souvent depuis que c'est devenu la destination la plus à la mode, surtout chez les gens de mon âge. Ce que je peux répondre, en tout cas, c'est que c'est loin par goût d'être «à la mode» et d'aller où tout le monde va ; j'ai par ailleurs l'ambition ferme d'éviter les sentiers battus touristiques. Mon blogue constituera donc plutôt en une série d'observations autant sur des aspects de la culture traditionnelle que de la culture pop et je tenterai d'éviter la simple chronique de voyage, afin d'emettre des remarques plus universelles, voire des infos pouvant servir à de futurs visiteurs.
Finalement, parce que ce message devient long, je passe à mes motivations. Pourquoi le Japon? Je ne sais pas. J'ai passé mes années de secondaire à lire les mangas de Katsuhiro Otomo (Akira, Rêves d'enfants), d'Osamu Tezuka (Ayako, L'arbre au Soleil), de Taiyo Matsumoto (Frères de Japon, Amer Béton), d'Hayao Miyazaki (Naussicaa), de Mitsuru Adachi (Short Program) et de plusieurs autres de ce genre. La plupart ce ceux-ci illustrent directement ou métaphoriquement des aspects, problèmes ou questionnements, de la société japonaise. J'en ai donc nécessairement retenu quelque chose, ou du moins je me suis familiarisée avec cette culture.
Je me suis aussi toujours demandé ce que ce devait être qu'être Japonais, c'est-à-dire de vivre dans un pays qui a connu le traumatisme de la bombe nucléaire, ainsi que sa destruction complète ou quasi complète suite à des attaques aériennes soutenues. Qu'arrive-t-il d'un peuple aussi fier de ses traditions lorsqu' il est forcé à se «moderniser» à l'occidentale d'un seul coup sous une occupation qui dure encore en pratique, c'est-à-dire une sorte de colonisation à une époque où les pays colonisés ont la réputation d'être ceux du Tiers-Monde... Il me parraît évident que le traumatisme post 2eme Guerre mondiale est l'une des clés des contrastes déroutants de la société japonaise actuelle (même si tout cela prend naissance plus tôt, au 19ème siècle).
Finalement, étant étudiante et littérature comparée et en études cinématographiques, la littérature japonaise et surtout le cinéma japonais, tous deux encore forts méconnus et souvent snobbés en Occident, m'intéressent beaucoup, peut-être à cause de cette familiarité que j'ai acquis à travers d'autres produits culturels desquels je faisait mention plus haut.
Mon message s'éternise. Je promets de messages plus intéressants (et illustrés!) une fois que je serais en ce pays dont le charmant drapeau laisse place à l'imagination: un point rouge sur fond blanc.
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