lundi 16 juin 2008

Tanuki

Eve et son nouveau 'best buddy', le tanuki porte-chance.




(Le tanuki est un animal japonais qui ressemble à un mélange entre un chien et un raton-laveur. Il fait partie de plusieurs légendes aussi et est souvent mis, sous forme de superbe sculpture de plâtre, sur le pas des portes pour porter chance.)

dimanche 15 juin 2008

À la découverte de Tokyo

Ma soeur (Eve) est arrivée jeudi, et nous visiterons Tokyo ensemble pour les deux prochaines semaines. Je suis contente que la saison des pluies ne soit pas encore commencée, cela aurait été plutôt ennuyant car il y a beaucoup de beaux parcs et de choses à voir à l'extérieur, à Tokyo.

Ensemble, nous avons visité les quartiers de Shinjuku (centre-ville des affaires, le jour, et quartier de l'amusement, le soir -- le terme 'amusement' est flou par exprès, ce quartier regroupant autant des bars branchés, arcades et karaokes que des salons de massage, bar d'hôtesses, etc.), le parc du palais impérial et ses environs ainsi que Harajuku, hier.

Grande soeur devant la forêt de gratte-ciel, devant la station Shinjuku.

Un échantillon de designs de bâtiments.


Les gratte-ciel sont si rapprochés qu'on ne distingue même plus de profondeur de champ.


L'entrée du Palais Impérial, entouré d'un superbe parc. L'accès au parc est gratuit,
mais il est impossible de pénétrer dans l'enceinte du palais.


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Et maintenant, quelques bands qui s'animaient sur le trottoir à côté du parc Yoyogi, hier...




Rice Riot, qui étaient très animés.




Un vrai band punk japonais, comme on les aime, qui font tout un spectacle
(même sur le trottoir).


mercredi 11 juin 2008

Préjugé sur les gens de Tokyo

Au Canada comme au Japon, il y a un préjugé qui perdure sur les habitants de Tokyo: qu'ils sont froids. Qu'ils courent à gauche et à droite, sont pressés, et n'interagissent avec les autres qu'en cas de nécessité.

Quand je suis arrivée à Tokyo, j'ai pensé que c'était un peu vrai. Toutefois, il est évident qu'on ne peut comparer l'ambiance dans une petite ou moyenne ville comme Kanazawa ou Hiroshima à celle d'une métropole. Il arrivait qu'à Kanazawa, les piétons que nous croisions nous saluent, ou encore, assez souvent des étrangers nous abordaient pour nous poser des questions sur nos origines.

À Tokyo, par contre, nous sommes loin d'être les seuls touristes de la ville...
Reste que, le jour de mon arrivée, ce premier préjugé concernant les Tokyoïtes a rapidement été démenti.
Nous ne comprenions pas quel montant il fallait mettre dans la billetterie du métro, puisque les noms des stations à côté des prix étaient uniquement écrits en caractères chinois. À peine 30 secondes d'hésitation et des Japonais, de tous côtés, se lancent vers nous pour nous offrir leur aide, très gentiment.

dimanche 8 juin 2008

Et maintenant, mesdames et messieurs.... TOKYO!


(Intersection passante à Shibuya... et puis c'était encore calme, à cette heure-là)

Je réside depuis hier dans le Nord-Ouest de Tokyo, dans un petit quartier tranquille du nom de Itabashi. Mon petit appartement est à moins de trois minutes de marche de la station de métro la plus proche, qui elle-même est à 40 minutes de métro de Shibuya (un des centre de la ville) -- pour Tokyo, c'est considéré comme relativement proche. Je suis contente de mon appartement, qui se trouve à être ma destination finale au Japon, et ma résidence pour le prochain mois.

Je n'ai pas encore beaucoup visité, mais j'ai eu mon coup de foudre aujourd'hui : le Yoyogi Park, tout près du célèbre Harajuku. Le dimanche, les Tokyoïtes et les touristes s'y rejoignent. À l'entrée, sur le pont, des dizaines de jeunes habillés en gothic-lolita ou en costume de personnages de mangas se font photographier par les passants. Dès qu'on entre dans le parc, on aperçoit une vingtaine d'hommes habillés à la fifties, avec une coiffure à la Elvis, des tatouages et des pantalons en cuir, danser sur des airs rock ou jive de l'époque. C'est assez spécial et très divertissant.





Plus loin, des groupes jouent leur musique en plein air, écoutés par un attroupement de passants. D'autres personnes dansent en solo, sans musique, tandis que des duos d'humoristes costumés se donnent en spectacle dans certains recoins du parc. On joue aussi du tam-tam en groupe, comme à Montréal! L'ambiance est tout à fait plaisante.


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Les salons de coiffure japonais

Je me suis finalement fait couper les cheveux, cet après-midi. J'ai pris mon courage à deux mains, ai essayé de mémoriser la bonne façon de demander une coupe, puis suis rentrée dans un salon de Shibuya qui offrait des prix spéciaux pour la journée. D'abord, surprise: on n'a pas besoin de prendre rendez-vous, même dans les salons assez branchés, sur une des rues les plus passantes au monde en matière de piétons (véritable bain de foule). Suffit de vous assoir et de remplir un papier.

Trois personnes s'occupent de vous. D'abord un apprenti, qui fait le premier shampoing, ensuite la coiffeuse, puis une autre employée qui donne un shampoing après la coupe et qui vous donne un massage. Oui, un massage. Au Japon, c'est chose courante qu'un massage (haut du dos, épaules, bras) soit inclut dans le prix de base. Les employés ne devaient pas souvent voir d'étrangers, malgré que ce soit un coin touristique, et ils me posaient beaucoup de questions. J'étais plutôt fière d'avoir tenu une discussion d'une heure trente en japonais avec des étrangers.

Hiroshima, encore Hiroshima


(Le Genbaku Dome)



Je ne suis plus à Hiroshima au moment d'écrire ce message, mais j'avais encore plusieurs choses à dire à propos de cette superbe ville, et quelques images à afficher.


(Monument dédié aux enfants morts de l'exlosion ou de ses conséquences directes)

Comme je l'écrivais, Hiroshima est une ville très vivante. Au centre de la ville, entre deux branches de la rivière Otagawa, se trouve le parc de la Paix, tel que mentionné précédemment. Ce parc est toujours rempli de gens qui lisent, s'entrainent, marchent, font des hommages ou prient devant différents monuments à la mémoire des victimes de la guerre. J'affiche dans ce message plusieurs photos de ces monuments, ainsi qu'une photo du Genbaku Dome, qui fait partie de l'Héritage Mondial UNESCO en tant que seul bâtiment n'ayant pas complètement été détruit par la bombe puis ayant été conservé intouché (sauf certaines restaurations) par la suite. J'ai lu qu'il n'avait pas été détruit, malgré qu'il se trouvât à quelques centaines de mètres de l'explosion, justement parce qu'il se situait presque sous le point de l'explosion et donc que les rayons 'ont poussé vers le sol plutôt que vers l'horizon.

(Des centaines de grues en origami)


Ce qui rend Hiroshima le plus vivant, peut-être, ce sont les messages d'espoir des jeunes et leur énergie. À plusieurs endroits dans le parc, des jeunes jouent de la musique en plein air. Certains en groupe, sous le pont, d'autres pratiquant seul de leur instrument sur les rives de la rivière. Un soir, peu importe où nous allions, nous les entendions.


(Le monument aux victimes Coréennes, avec une grande tortue à son pied)

Les enfants de l'école primaire et secondaire aussi sont toujours là, comme je l'écrivais, puisqu'ils font des sorties scolaires au musée de la Paix. Plusieurs d'entre eux avaient un travail à faire pour leur cours d'anglais l'autre jour: ils devaient amasser (en anglais le plus possible) des «messages pour la Paix dans le Monde». Puisque dès que les Japonais voient un touriste, ils croient que nécessairement cette personne parle anglais, nous avons écrit beaucoup de messages pour la Paix ce jour-là, mais c'était très plaisant (et pour une bonne cause). Les enfants Japonais sont très polis et ils étaient très surpris de pouvoir parler avec nous en japonais.

Je ne sais pas si je l'ai déjà écrit, mais la spécialité culinaire de Hiroshima est l'okono-miyaki, dont j'ai parlé dans mon premier message sur la nourriture, et qui se vend dans cette ville à tout les coins de rue. Suffit de rentrer dans ces petits restaurants à maximum 10 places assises, directement au bar sur lequel se trouve de grande plaques chauffantes utilisées pour préparer devant vous l'okono-miyaki selon les directives que vous donnez par rapport aux ingrédients à ajouter à la recette.

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Un des aspects les plus charmant d'Hiroshima est son tramway. Nous l'avons pris pour nous rendre à Miyajima, une île très connue au Sud de la ville. Le trajet est de 45 minutes environ, puis après il faut prendre un traversier. L'île est couverte de montagnes. Au bas, on y retrouve un très beau temple shinto sur pilotis ainsi qu'une des «trois plus belles vues du Japon», le fameux tôri (porte shinto) qui émerge de la mer (plus ou moins selon l'état de la marée). Grâce à un téléphérique, on peut monter au plus haut point de la plus haute montagne de l'île, le mont Misen, et obsérver les dizaines d'îles environnantes, ainsi que de très vieux temples éparpillés à quelques kilomètres de marche dans la montagne. Mais attention, la place est remplie de singes, et ils peuvent voler vos sacs alors on doit tout laisser dans des casiers!


(Vue du temple)


(Vue du haut de la montagne Misen)

(Un mariage shinto se tenait devant le temple)

(Plein de singes avec leurs bébés)


jeudi 5 juin 2008

Hiroshima, ville de la Paix (SUITE)

+-+ (Lire le message précédent d'abord) +-+

Nous savons tous ce qui arriva le 6 août 1945, à Hiroshima.
Je ne suis pas historienne, alors je ne saurais expliquer ou débattre en détails la position du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale. Je me suis cependant intéressée à l'évènement en particulier et j'aimerais expliquer extrêmement brièvement certaines données.

En 1945, les troupes japonaises avaient souffert énormément de pertes en Asie, et le gouvernement força la conscription de plusieurs milliers d'hommes (souvent des étudiants). On entrainait femmes et jeunes enfants se battre et l'on craignait que le pays serait bientôt envahit. L'Empereur demanda aux citoyens de faire 'le dernier effort pour le pays', et on décida de diviser une grande partie des troupes en deux camps, l'un à l'Est et un à l'Ouest, dans l'éventualité que le pays soit divisé en deux par es envahisseurs. Hiroshima devint l'une de ses bases. Il est nécessaire de ne pas oublier qu'un grand nombre de soldats ou d'employés de l'armée étaient des prisonniers Coréens, ainsi que Taiwanais et Chinois. Près d'un dixième des victimes de la bombe atomique à Hiroshima étaient des Coréens, et pendant longtemps le Japon n'a pas reconnu ces victimes... Dans les années 1970, enfin, on offrit une place dans le Parc de la Paix et dans l'histoire nationale officielle à ces doubles victimes.

Le Japon perdait la guerre et tous le savaient, mais la mentalité martiale japonaise demande que l'on n'abandonne jamais, même si c'est perdu d'avance. Tuer le plus d'hommes avant de mourir, ou trouver la mort par le suicide, qui est l'autre seule façon de terminer sa vie en homme brave. Évidemment la majorité des soldats, surtout jeunes, ne se retrouvaient pas dans cette mentalité (il existe, je crois, maintes témoignages peu réjouissants des jeunes hommes à qui l'on donna un verre de saké avant qu'ils grimpent dans leur avion pour se jeter quelques heures plus tard sur les Américains, à Pearl Harbor, mais ceci est une autre histoire). Pour dire simplement, le Japon, en été 1945, était déjà acculé au gouffre de la défaite.

Mais aux États-Unis, le développement de l'arme nucléaire avait déjà coûté bien trop cher pour que le projet soit mis au rancart. Plusieurs documents officiels reçus au bureau du président Roosevelt évoquent les critiques que le gouvernement recevrait si aucune démonstration de l'efficacité de la bombe n'était faite. Associer la fin de la guerre à la bombe atomique dans l'esprit des citoyens prouverait la valeur du projet et en justifierait les coûts faramineux.

On envisageât l'Allemagne comme cible, mais l'idée fût vite retirée: on croyait que le pays était assez avancé pour pouvoir analyser les données de la bombe et s'en servir pour créer rapidement l'arme nucléaire à son tour. Le Japon semblait une fort meilleure cible : d'abord, on empêcherait tout rapprochement possible du Japon avec l'URSS. Ensuite, la géographie du pays permettait une analyse facile des résultats et une étude à long terme des conséquences de l'arme nucléaire.

Une douzaine de villes japonaises furent pré-sélectionnées pour leur emplacement géographique d'abord ; il fallait trouver des villes où les montagnes n'amplifieraient pas les effets de la bombe, et donc où les données ne seraient aucunement faussées, puis des villes assez étendues. On retira ensuite plusieurs villes de la liste pour diverses raisons et on en garda quatre, dont Hiroshima était la préférée car on croyait qu'aucun prisonnier de guerre allié ne s'y trouvait. On interdit les attaques aériennes sur ces villes, afin de mieux calculer l'impact de la bombe. Le 6 août au matin, on envoya des avions en reconnaissance sur les quatre villes, pour observer les conditions météorologiques.
Le sort d'Hiroshima fût scellé, ironiquement, par la beauté du ciel sans nuages et du radieux Soleil levant qui la surplombaient.

Les alarmes sonnèrent plusieurs fois ce matin à Hiroshima, mais les avertissements furent levés à 7h30. Sur les berges de la rivière Otagawa, des centaines d'étudiants des écoles avoisinantes détruisaient les dernières maisons de bois de la ville, craignant qu'elles se changent en torches en cas de bombardement incendiaire.

À 8h15, le boeing B-29 Enola Gay accompagné d'un avion de doté d'une station météorologique, et un autre empli de matériel photographique et filmique survolèrent le pont en forme de T, au centre d'Hiroshima, un peu au Sud du château de Hiroshima. Little Boy, la bombe atomique, couverte de signatures et d'insultes à l'égard des Japonais fût larguée et explosa à 600 mètres du sol, environ au dessus d'un hôpital de la Croix Rouge. Les membres de l'équipage sont médaillés dès leur atterrissage en base américaine à Tinian. Ils auront pu observer pendant 500km le champignon atomique de 10 000m d'altitude.

On dit qu'un minimum, la température au sol au moment de l'impact fût de 3000 degrés Celcius. Dans un rayon de 3km, 90% des bâtiments furent totalement anéantis. Les enfants qui détruisaient les maisons à quelques mètres de là furent carbonisés en quelque secondes. D'autres habitants se jetèrent dans la rivière pour tenter de mettre fin à l'intolérable brûlure. Des milliers de cadavres flottaient sur l'Otagawa, les jours qui suivirent. Je crois qu'il est inutile de donner les détails de l'état physique d'un être vivant survivant à une telle chaleur.

Certains estimés disent que près de la moitié des morts étaient des soldats, d'autres disent que la très grande majorité des (environ) 200 000 victimes étaient des civils.

Quand le japon capitulât, les Américains entrèrent en trombe dans Hiroshima, pour étudier les dommages. Ce qui les intéressait beaucoup: les dommages infligés au corps humain. Ainsi, on créa une organisation pour l'étude des blessures liées à la bombe atomique. On amassait les renseignements sur les survivants, mais on ne leur offrait aucun soin. Il fallut attendre les années 1970 pour que le gouvernement japonais s'en mêle, offre sa collaboration et donne des soins aux victimes. Plusieurs de ces victimes sont encore vivantes de nos jours et on n'a pas encore d'idée claire des conséquences à très long terme et des traitements utiles pour ces gens.

À Hiroshima, on a construit le musée pour la Paix. Chaque maire d'Hiroshima depuis les années 1970 envoie des lettres de demande de destruction des armes nucléaires à tous les présidents des pays possédant l'arme nucléaire. Chaque 6 août, une grande cérémonie est tenue dans le Parc de la Paix, près d'où la bombe explosa. Des dizaines de monuments offerts par différents organismes ou pays décorent le grand Parc. On fait des guirlandes d'origami (de grues en origami, symbole de la paix, ici) que des donateurs viennent offrir par milliers. Presque chaque jour, des étudiants de partout à travers le Japon viennent visiter le musée et chantent ou prient devant les monuments.

On ne peut s'empêcher d'avoir la gorge serrée, malgré la beauté du parc et l'entrain des habitants.


Tomoko m'a dit lors d'une discussion que les Japonais ont oublié leur Histoire et qu'ils veulent devenir autant Américains que possible, mais que les gens d'Hiroshima, quant à eux, gardent toujours, à tout moment, un souvenir douloureux à l'esprit.

Hiroshima, ville de la Paix

Depuis hier nous sommes à Hiroshima, ville principale de la région de Chûgoku, dans l'Ouest de l'île d'Honshu. C'est probablement la ville du Japon la plus célèbre après Tôkyo, dû à son sort bien triste à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Je voulais visiter Hiroshima en grande partie à cause de cette histoire. Je voulais visiter la ville où, peut-être, s'est scellé le sort du Japon moderne.

Je m'attendais à une ville au caractère un peu fantomatique, une ville où les morts seraient plus en vie que les vivants. J'avais tort puisque Hiroshima est une ville bien en vie, une ville d'espoir et la 'Capitale de la Paix'.

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Hiroshima (広島), dont les kanjis (caractères chinois) signifient ' large île ', mais dont le nom serait à la base, selon certains historiens, issu des premiers kanjis des noms de deux fondateurs de la ville. Elle touche à la mer intérieure de Seto, et est traversée par la rivière Otagawa, dont les plusieurs branches ont été primordiales dans la fondation de la ville.

En 1589, la ville fût fondée par un membre de la puissante famille qui régnait déjà sur la région du Chûgoku, Motonari Mori. Son successeur, Terumoto Mori, construit le château de Hiroshima et s'y installa pour gouverner sur les neuf provinces environnantes. Il utilisa les branches de la rivière Otagawa, qui étaient encore en cours de formation (le sable qui descendait des montagnes, d'où l'on extrayait le fer, se tapait et formait des bandes et des îles près de la mer) pour fonder un château parfaitement protégé : il se situerait sur une bande de terre entre deux branches de la rivière et cette bande serait légèrement plus haute que les bandes de terres environnantes, afin de permette tout un système d'inondation des îles environnantes dans le cas d'une attaque. La ville se forma à l'entour du château, sur différentes berges, et prospéra rapidement.

En 1619, un successeur des Mori fût renvoyé par le shogunat et remplacé par Asano Nagaakira. Jusqu'à la restauration Meiji, à la fin du 19ème siècle, 12 générations de la famille Asano occupèrent ce lieu. Le château fût par la suite conservé par la ville, et servit de quartier militaire impériale pendant la guerre sino-japonais (1894/5)

Au 20ème siècle, vu l'emplacement stratégique de la ville, on y installa la 5ème Division de l'armée japonaise. À partir des années 1920, la ville devint un centre militaire et éducatif important, la ville ayant une des universités principales du Kansai, ainsi que maintes écoles techniques.

Le 6 août 1945, à 8h15, tout cela devint histoire ancienne.


(Les ruines du château)