lundi 19 mai 2008

Kyoto, l'ancienne capitale

Tel qu’anoncé, nous avons passé la fin de semaine à Kyoto, qui est environ à 4 heures d’autobus voyageur de Kanazawa. Nous sommes arrivés à la gare de Kyoto vers 21h vendredi et c’était délirant : Kyoto est la sixième plus grande ville du Japon, et l’activité au centre-ville une fois la nuit tombée est assez fascinante -- surtout si l’on compare à Kanazawa, où mis à part quelques jeunes qui font du break-dancing à la gare une fois la nuit tombée, tout est plutôt mort (et où les bus de ville cessent vers 22h, en général). Donc des néons à n’en plus finir, des centaines de personnes à gauche, à droite, beaucoup de mouvement...

Nous n’avons pas trouvé notre hôtel en suivant la carte qu’on nous avait donnée, donc nous avons demandé à un policier. Au Japon, on retrouve une ‘boîte de police’ à presque chaque carrefour important. Les policiers se chargent de la surveillance de quartier, mais sont aussi agents d’information pour les touristes ou les gens de la place qui se perdent: après tout, il n’est pas difficile de ne pas trouver ce que l’on cherche, dans un pays où la plupart des rues ne portent pas de nom. Dès que nous avons demandé au policier vers où il fallait se diriger, il s’est offert de nous reconduire lui-même, a pris ses choses et a jasé avec nous tout au long de la promenade ; je n’en reviens toujours pas de voir comment les gens ici sont serviables et aimables.

L’hôtel était absolument miteux. Nous ne nous attendions pas à grand chose, pour 20$ par nuit, mais quand même pas à cela... La place en question était une petite maison à deux étages pas complètement achevée de construire. Il y avait une chambre (5 lits) au rez-de-chaussée, puis 8 lits au deuxième étage, et la place au complet était réservée pour nous dix. Je crois que la moitié d’entre nous a cru que c’était une blague, quand on a vu la place. En rentrant, je n’ai pu m’empêcher de scruter les coins des murs, pour voir s’il y avait des coquerelles. Heureusement, il n’y en a pas eu, mais la place semblait ne pas avoir été nettoyée depuis des semaines, les lits étaient moisis et il y avait de la nourriture non- réfrégirée dans certaines armoires... Ça puait et tant que j’étais sobre, je n’ai voulu toucher à aucun meuble ni m’asseoir sur un lit (je ne parlerai même pas des salles de bain, ou plutôt toilettes, car nous avons appris sur place qu’il n’y avait pas de douche). Finalement, la porte d’entrée ne se barraient pas et personne ne voulait dormir dans la salle du rez-de-chaussée, alors moi et d’autres filles nous sommes entassées deux par deux dans les lits du deuxième étage. En fin de compte ça na pas été trop pire et au mieux, ça nous a forcé à sortir le plus possible dans la ville et de rester le moins possible là-dedans.


Kyoto est connue pour ses spécialités culinaires, mais la nourriture en général là-bas est excellente. Nous n’avons rien mangé là-bas qui ne fût ‘totemo o-ishii’ (excellent). Ci-joint, une photo de mon repas le premier soir (aubergines farcies et poisson pané, servi en style traditionnel avec une soupe miso, du riz et des légumes marinés) et des amis assis à côté de moi au bar.




Samedi, nous avons beaucoup marché. Trop, même : nous aurions pu visiter beaucoup plus de choses si nous avions pris l’autobus. Nous avons visité le plus gros temple du centre-ville (j’ai oublié son nom), puis avons été au jardin du palais impérial, là où la famille impériale était installée jusqu’à son déménagement au palais de Tokyo, en 1877. Nous n’avions pas de réservations pour pénétrer dans le palais, mais avons fait le tour des jardins, qui sont énormes et magnifiques.

Nous avons ensuite été à Gion, le quartier du commerce et surtout, des geishas. Nous avons commencé par visiter le Temple de l’Est, situé entre Gion et le pied de la montage. L’endroit était superbe, tout à fait féérique et la promenade était tout à fait plaisante. J’agrémente mon blogue de quelques photos prises ce soir-là, entre autres du soleil se couchant sur Kyoto, puis de lanternes dans les promenades du temple.



Le soleil couché, nous avons été sur la rue des geishas, et en avons aperçues trois. Le spectacle est tout à fait hallucinant. La geisha sort d’un des salon très cher où elle vit, avec soit un homme (client), soit une vieille femme en kimono qui lui tient compagnie dans ses déplacements. Tous les promeneurs à se moment tressaillent et tous, sans exception, se tournent vers la geisha qui continue son chemin, la tête haute et une expression humble, traverse la place, à peine dérangée par les flashes de caméras et les touristes qui la poursuivent avec des caméras vidéo. Ces moments sont tout à fait magiques et surprenant à la fois, et ces femmes sont d’une beauté vraiment frappante. Je crois que je pourrais dire que ce sont les moments les plus forts que j’ai vécu à Kyoto.



Le lendemain, nous avons été au Pavillon d’Or (kinkakuji) le matin. J’avoue avoir été déçue. Je voulais absolument visiter les lieus décris par Yukio Mishima dans son roman le plus connu (et certainement le roman japonais le plus célèbre), au sujet de ce jeune bonze qui mit feu à ce ‘symbole suprême de la beauté’ en 1950. Malheureusement, l’endroit était NOIR de touristes de partout dans le monde, de Japonaises qui parlent au téléphone portable, etc. Je n’ai pu retrouver le calme troublant exprimé par Mishima, même si la beauté (du pavillon et des jardins) était au rendez-vous.




Nous avons terminé la journée à un autre endroit dont le nom m’échappe, au temple du renard où, dans la montagne, se succèdent des centaines de portails rouges dans lesquels le promeneur peut escalader la montagne jusqu’au sommet. Nous n’avions qu’environ une heure trente sur les lieux, donc je n’ai pu en profiter autant que voulu, mais je compte revenir après Kanazawa, quand je ferrai le tour du Kansai avant de m’installer à Tokyo.



3 commentaires:

Anonyme a dit…

oh là là!!! la description de l'hôtel! lol C'est pas très accueillant. Est-ce la raison pour laquelle il n'y a pas de photo de ct endroit? Hehehe. Pour le reste, c'est vraiment magnifique! *o*

Une sorcière comme les autres a dit…

Alors tu vas devenir mormone dans 48 heures? Dans quelle langue te mettras-tu à 'mormonner' - en français, anglais ou japonais? Blague a part, on voit que Tomoko et toi vous êtes bien amusées pendant cette soirée, mais on ne peut pas en dire autant du missionnaire...Quelle bonne façon quand même d'entendre le point de vue des Japonais lorsqu'ils s'expriment librement entre eux. L'idée du Japonais très attaché aux traditions en prend un coup. Bravo!

Une sorcière comme les autres a dit…

Alors tu vas devenir mormone dans 48 heures? Dans quelle langue te mettras-tu à 'mormonner' - en français, anglais ou japonais? Blague a part, on voit que Tomoko et toi vous êtes bien amusées pendant cette soirée, mais on ne peut pas en dire autant du missionnaire...Quelle bonne façon quand même d'entendre le point de vue des Japonais lorsqu'ils s'expriment librement entre eux. L'idée du Japonais très attaché aux traditions en prend un coup. Bravo!